La grande lessiveuse : tous dans le même tambour
Entrepreneurs, artisans, dirigeants de TPE, de PME : que se passe-t-il quand la direction devient gestion, quand le sens épuise ceux qui le portent ? Dans cet article, KYF ATELIER explore la “grande lessiveuse” du monde professionnel et propose de remettre du Flow et du collectif au cœur des entreprises.
Florian DEVAUCHELLE
11/1/20253 min read


La grande lessiveuse — quand le Flow du dirigeant s’épuise dans une entreprise qui tourne... et vide
Et si le vrai enjeu aujourd’hui n’était pas de produire plus, mais de respirer mieux ?
Entrepreneurs, artisans, dirigeants de TPE, de PME : que se passe-t-il quand la direction devient gestion, quand le sens épuise ceux qui le portent ? Dans cet article, KYF ATELIER explore la “grande lessiveuse” du monde professionnel et propose de remettre du Flow et du collectif au cœur des entreprises.
Un dîner, trois récits, une même impression, une même "fatigue"
La semaine dernière, j’ai partagé un dîner avec deux dirigeants et une salariée d’un grand groupe. Les deux dirigeants ont tous les deux fait l'expérience de la reprise d'une entreprise il y a 3 ans. La salariée est une Collaboratrice de la filiale française d'un grand Groupe, depuis près de 20 ans.
Trois profils différents, trois expériences singulières, et pourtant la même impression : celle d’un monde du travail sous tension, où même quand la mer paraît calme la barre peut devenir lourde à tenir.
Quand la mer est d’huile… et que tout se durcit
La dirigeante prend une image frappante :
“Diriger une entreprise, c’est comme tenir la barre d’un trimaran de course.
Même quand la mer est d’huile, il y a toujours un moment où la résistance se fait sentir.
Sans raison apparente, tout se durcit.”.
Ce moment, tous les dirigeants le connaissent.
La fluidité laisse place à la friction. La clarté se trouble.
La confiance se change en crispation.
Et sans qu’on sache pourquoi, la direction devient lourde, presque contrainte.
Les tiroirs du quotidien
L'autre dirigeant nous confie :
“C’est comme être au centre d’une pièce entourée de tiroirs.
Tu en fermes un, un autre s’ouvre.
Et ça recommence, chaque jour, chaque semaine, chaque année.”
Cette métaphore dit tout.
Diriger, ce n’est pas seulement décider : c’est gérer l’imprévisible, absorber les tensions, ajuster sans cesse.
Jusqu’à ce que l’on oublie pourquoi on tient la barre.
La direction s’efface, la gestion prend toute la place.
Un projet n'attend pas l'autre
Et puis, il y a eu cette phrase de cette salariée :
“L’humain passe après le produit.
On doit faire du chiffre, toujours plus vite.
Les projets s’enchaînent sans pause."
Résultat : des arrêts de travail à la chaîne, y compris chez ceux qui ne s’étaient jamais arrêtés.”
Quand je lui demande pourquoi les collaborateurs restent, elle me répond :
“Parce que les projets restent intéressants, ils font sens pour moi.”
Mais ce sens, justement… peut-on encore le trouver quand il épuise ceux qui le portent ?
Peut-on continuer à obéir au rythme, à faire le dos rond histoire de rester sous les radars, en sachant que tôt ou tard, la machine finira par nous lessiver ?
Tous dans la même machine à laver ?
Finalement, dirigeants comme salariés tournent dans le même tambour, la même lessiveuse, la même essoreuse :
Les uns croient piloter, mais passent leurs journées à gérer des aléas, des ennuis...
Les autres s’accrochent, au prix de leur énergie ou de leur solidarité.
Et le collectif, lui, ne se dilue-t-il pas dans les urgences, les KPI, les process ?
La mer semble calme, les tiroirs sont bien fermés, les chiffres tiennent.
Mais à quel prix humain ? Et pour quelle direction réelle ? Est-ce solide, durable ?
Et si ce n’était pas une fatalité ?
Chez KYF ATELIER, je crois profondément que cette résistance à la barre n’est pas un signe de faiblesse.
C’est un signal.
Un appel à ralentir, à respirer, à remettre du sens et du collectif dans la manière de diriger.
Parce qu’une entreprise n’est pas une machine à laver.
C’est un organisme vivant.
Et pour qu’elle aille bien, il faut que son dirigeant — son cœur battant — aille bien, lui aussi.
Remettre du Flow dans la direction, c’est redonner souffle, clarté et puissance au geste de piloter.
C’est passer du contrôle à la conscience, de la réaction à l’action.
C’est le rôle de KYF ATELIER – Fabrique d’Agilité Opérationnelle :
Alléger la barre.
Organiser les tiroirs.
Retrouver les vents porteurs.
Et vous ?
Vous la sentez aussi, cette résistance à la barre ?
Qu’est-ce qui, dans votre quotidien, alourdit le pilotage ?
Et qu’est-ce qui, à l’inverse, vous aide encore à garder le cap ?
Florian DEVAUCHELLE, KYF ATELIER – Fabrique d’Agilité Opérationnelle — Octobre 2025
